Furie (2021 )

VINCENT Myriam

Étudiante de jour, tueuse à gages la nuit, Marilyn n’exécute que des personnes ayant commis des crimes sexuels, portée par son désir de vengeance de sa grande amie, décédée à la suite de la dénonciation d’une agression et incapable d’obtenir justice grâce au système traditionnel. Si Marilyn excelle dans son métier dans la plus grande discrétion, sa solitude imposée devient difficile à tenir en reprenant ses études… Réussira-t-elle à venger son amie ? Ses vies de justicière et d’étudiante « normale » sont-elles compatibles ? Devra-t-elle faire un choix ?

Roman aux accents de comic book féministe et à l’humour subtil, Furie explore cette figure du justicier tant prisée par les amateur.e.s de films de super-héros, avec ses zones d’ombre, ses dilemmes et la nécessité de maintenir une façade « normale ». On ne s’éprend de Marilyn et de ses causes qu’on estime justes qu’au détriment d’un malaise qui nous renvoie à nos propres valeurs morales : jusqu’où irait-on pour venger une amie ou sa propre fille face à son agresseur ?

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  • - Année de publication : 2021
  • - Éditeur : Poètes de brousse
  • - Langue : Français

A propos de l'auteur :

VINCENT Myriam :

Née à Contrecoeur en 1994, Myriam Vincent détient une maîtrise en Littératures de langue française à McGill. Elle a publié quelques textes dans les revues littéraires Le Pied et Cavale avant de se lancer dans l’écriture de son premier roman, Furie. Elle est également éditrice chez Poètes de brousse, où elle dirige la collection Prose.

Photo (c) Jean Turgeon

La maison d'édition :

Poètes de brousse :

Fondée en 2004, Poètes de brousse est une maison d’édition qui se spécialise d’abord en poésie contemporaine, donnant une tribune à de jeunes auteur.ices dont la parole a du mal à se tailler une place dans le milieu plus restreint de l’époque. Forte de son succès et d’une communauté qui…

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  • Paola - Groupe Esprit Livre - Turin
    12 novembre 2021

    Quel étrange roman que ce « Furie » et sa jeune tueuse à gages, très douée pour son métier ! Et quel charme dégage son boss, le mystérieux James… Marilyn est devenue tueuse à gages pour venger sa meilleure amie qui - violée par deux copains de fac et n’ayant pas eu justice - s’est suicidée. Elle justifie sa profession en n’exécutant que des prédateurs sexuels, mais sa double vie – tueuse la nuit et étudiante le jour - finira par lui faire perdre sa lucidité, et mettre en péril sa propre vie. J’ai beaucoup aimé ce roman et sa protagoniste, déchirée entre ses pulsions de vengeance et son désir tout naturel de vie « normale », avec des relations « normales ». Le suspense est très palpable tout au long du récit, on participe des faits et gestes de cette jeune meurtrière, mais - personnellement - j’ai été déçue par le final ouvert. J’aime mieux quand l’auteur assume les agissement de son personnage jusqu’à la fin qu’il en a décidé : au lecteur d’approuver ou non son choix. Cela dit, nous sommes en présence d’une écrivaine qui aura des beaux jours devant elle !

  • Isabelle HENRY
    12 novembre 2021

    Pas mal du tout cette histoire de tueuse.... j'ai aimé reprendre le livre et continuer, pour voir, pour savoir, ....Une bonne impression sur ce roman.

  • Didier Villette
    13 novembre 2021

    Un roman particulier. Il faut connaître parfaitement le Québec pour apprécier cette écriture et ses expressions, mais également ce style de second degré. Maryline, personnage central, se trouve entrainée dans une bivalence entre sa mission de tueuse à gages et son parcours chaotique d’étudiante. Avec minutie, « humour québécois », nous cheminons vers la chute, et le choix!!!! Pour moi, un excellent premier roman.

  • Fabrizio Di Majo Groupe Esprit livre - Torino
    2 décembre 2021

    Ce n’est pas facile de comprendre ce français-québéquois, mais ce roman est si saisissant ! Dommage que le final soit décevant. Nous tous savons que le moment de conclure un roman c’est le plus difficile et délicat, mais trop souvent on a le soupçon que ce qu’on appelle le « final ouvert » soit un moyen bon marché de l’auteur pour se sortir d’affaire. On peut bien se passer de savoir sur la base de quelle accusation Joseph K. est exécuté, ou de quelle maladie va mourir Giuseppe Conte à la fin de « Sept étages » de Dino Buzzati – là n’est pas le problème – mais à la fin d’un roman dont le sujet principal est la double vie de la protagoniste et sa difficulté de faire un choix, je pense que l’auteur devrait nous dire quel sera le choix, d’une manière cohérente avec les circonstances et le caractère du personnage.

  • Dima
    5 mars 2022

    Un policier qui interroge notre part d’humanité. Se venger ? Ne pas ? Le choix ?