Entre nous autour d’un repas, entre nous autour d’un café. Entre nous autour des mots, des rires. Entre nous on raconte, on commente, on compare. Entre femmes, amies ou voisines, souvent en robe de chambre, le matin à l’heure du café partagé. Sobhiyé.
Beyrouth, années soixante-dix. Dans le quartier chrétien d’Achrafieh, la narratrice et ses amies, Hanane et Nayla, grandissent entre Orient et ouverture à l’Occident. En hissant leurs voix, elles se souviennent des épreuves fondatrices de l’enfance et des subtilités du monde des femmes, au cœur d’une société dominée par les hommes.
C’est dans l’intimité de la maison, des gestes et des rituels, que l’autrice nous entraîne pour dire la force de résistance de ces femmes, au quotidien d’abord, puis, plus tard, face à la guerre.
« Aujourd’hui encore, j’écoute, comme si ces voix ne s’étaient jamais tues. J’écoute, j’écris. »

Un véritable coup de cœur pour cette écriture poétique. Les chapitres tendent au tableau voire au caractère ; on suit des personnages (je me suis demandée à un moment donné si j'avais bien identifié tous les "je" mais peu importe). Derrière les voix, ce roman est celui des silences. Et ils éclatent avec puissance. Que ce soit ceux d'Aline ou ceux face à la tante battue, ou face au suicide caché, ou ceux du viol gardé en secret car on se sent coupable. J'ai lu avec une envie folle de recopier de nombreuses phrases.
Un livre très touchant qui ose parler d’histoires dures, trop souvent taboues. Le « je », qui représente plusieurs filles, rend le récit encore plus émouvant et montre que ces histoires sont malheureusement universelles. J’ai beaucoup aimé le style, presque poétique, avec des phrases courtes qui nous plongent dans l’histoire et nous font ressentir les émotions des personnages.
J’ai apprécié cette lecture, que j’ai trouvée très touchante, car elle montre la réalité de la guerre au Liban et ses conséquences sur les familles. Elle met également en évidence la difficulté d’être une femme dans cette société, à travers différentes scènes qui montrent notamment le regard malsain que les hommes portent sur les femmes, mais aussi sur les jeunes filles. Je trouve important que ce sujet soit abordé, car il est encore trop souvent oublié selon moi. Toutefois, j’ai parfois eu du mal à suivre la narration et à comprendre à quel personnage correspondait le « je », surtout au début du livre. Malgré cela, cette lecture m’a marquée et m’a fait réfléchir sur la condition des femmes et aux difficultés auxquelles nous pouvons être confrontées.
C'est un roman touchant qui met en avant la vie des femmes, leurs expériences et les difficultés auxquelles elles font face. J’ai beaucoup aimé les thèmes abordés, notamment la place des femmes dans la société, les traditions et la transmission entre générations. C’est une lecture qui pousse à réfléchir et qui ne laisse pas indifférent.
J'ai trouvé ce livre à la fois intéressant et complexe. J'ai apprécié les nombreux détails et les phrases très précises de l'autrice, même si j'ai parfois eu du mal à suivre la chronologie. Les chapitres et les sous-chapitres m'ont quand même aidé à m'y retrouver. J'ai aimé cette approche à petite échelle à travers les discussions notamment, c'est toute la société qui se reflète, entre les questions que se pose l'autrice aux différents âges de sa vie, les sujets tabous et la guerre.