Ce roman est une quête : celle du narrateur, enfant dans les années 1990 dans un petit village afghan, fils du mollah, le maître des lieux, qui se voit chassé de la demeure familiale par son père. S’ensuivent de longues années d’ennui hantées par la sécheresse, la famine, le manque d’horizon et les présences menaçantes – revêtant tour à tour un nouveau visage. Poussé par la nécessité et son ami l’Ingénieur – qui lui parle du Kaboul de sa jeunesse, lui fait découvrir la musique et la possibilité de l’amour et du désir –, il prend un matin le chemin de la capitale. Là, jeune adulte, il va entrer dans le vrai monde : accompagné de deux jeunes “voyous” épris de littérature et de philosophie, il vit la ville dans toute son intensité, boit jusqu’à l’oubli, fréquente les bordels à la recherche d’un peu de tendresse, joue au carrom, discourt et tente de tenir éloignés les fantômes du passé. Mais “si les montagnes ne se croisent pas, les hommes si”. Et cette vie en plus grand risque un beau matin de s’effondrer. Ce livre de Khosraw Mani, le premier qu’il écrit en langue française, est autant un témoignage bouleversant sur un pays qui disparaît peu à peu sous le poids de l’obscurantisme qu’un plaidoyer pour les pouvoirs de la fiction, la littérature comme choix politique, et le désir brûlant de vivre libre. Sous la tutelle de Don Quichotte et d’Huckleberry Finn, un roman d’émancipation habité par l’urgence de vivre, d’une enfance entravée dans la campagne afghane à la découverte des rues kabouliotes, de l’amour, de la liberté et des pouvoirs de la littérature.

Un court roman , mais interminable!!!!! C’est le premier roman écrit en Français par l’auteur, et manifestement, il ne maitrise pas tous les codes narratifs de notre langue. C’est décousu, hasardeux, sans ligne directrice dans le récit. L’auteur nous entraine en Afghanistan, au début de l’arrivée des talibans. Nous découvrons un jeune personnage dans son village, tiraillé entre son père le Mollah, les coutumes, la violence et l’envie de s’échapper vers la capitale. Cette première partie de l’ouvrage peut se concevoir comme un beau texte documentaire. Dans la seconde partie nous le retrouvons à Kaboul, dans un récit où il est difficile de se retrouver, tant sa logique d’écriture est confuse. Un livre très moyen.