Malakoff (2020)

Buchert Grégory

« À déambuler quotidiennement avec ma chapka et mon sceptre, je deviendrai bientôt l’original de Malakoff, celui dont on prend soin de préciser qu’il n’est pas méchant. D’ici quelques semaines, les riverains se mettront à colporter de petites rumeurs à mon sujet : paraît qu’il vit dans les combles du centre d’art, paraît qu’il s’imagine en Russie, paraît qu’il se prend pour un personnage de roman. »

 

En résidence de création à Malakoff, Gregory Buchert mène l’enquête sur les possibles origines russes de sa ville d’accueil tout en essayant de rencontrer Sam Szafran, figure locale et pastelliste virtuose dont il vénérait les œuvres étant plus jeune. Mais à mesure qu’il s’imprègne des lieux et rédige son journal de bord, l’auteur voit sa personnalité se scinder, l’obligeant à composer avec les errements de son double, tandis que réaffleurent certaines meurtrissures de l’enfance.

  • - Année de publication : 2020
  • - Pages : 320
  • - Éditeur : Gallimard
  • - Langue : Français

A propos de l'auteur :

Buchert Grégory :

Artiste plasticien, Gregory Buchert est né en 1983 dans le nord de l’Alsace. Malakoff est son premier roman.

Photo : Francesca Mantovani

La maison d'édition :

Gallimard :

Les Éditions Gallimard ont été créées en 1911 par Gaston Gallimard, André Gide et Jean Schlumberger. Aujourd'hui, leur catalogue d'environ 30 000 titres, 9000 auteurs et 240 collections, fait de cette maison l'un des leaders de l'édition française.

4|5
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  • Dominique
    24 novembre 2020

    Il s'agit du journal de bord d'un jeune artiste plasticien lauréat d'un concours organisé par la ville de Malakoff et qui se retrouve donc en résidence pour 5 mois dans le centre culturel souvent désert de cette petite ville. C'est une sorte d'enquête où des éléments apparemment très disparates vont finir par s'organiser autour du souvenir de la tour Malakov, célèbre lors de la bataille de Sébastopol sur laquelle l'artiste a beaucoup rêvé durant son adolescence... Un hommage au surréalisme qui évoque Breton, Queneau et crée des rapprochements étonnants entre de nombreux personnages lieux et époques. Tout cela écrit avec beaucoup d'autodérision et d'humour à propos de l'art contemporain .C'est un peu long mais intrigant, agréable en cette période de confinement.