London 53 (2026)

PRAT Sophie

2009, Audruicq, près de Calais. Josiane, esthéticienne, mène une vie aussi lisse que la peau qu’elle promet à ses clientes. Le jour où elle demande son passeport biométrique, elle fait une découverte qui la bouleverse… Si administrativement tout se complique, c’est surtout Josiane qui vacille. Peu à peu, le quotidien se craquelle, les souvenirs refont surface, révélant la femme qu’elle n’a jamais cessé d’être.
Dans un roman tendre et alerte, Sophie Prat interroge nos identités, les paysages qui nous façonnent, les empreintes invisibles qui nous relient aux autres.

A propos de l'auteur :

PRAT Sophie :

Née en 1975, Sophie Prat a étudié l’histoire médiévale.
La découverte de la musique techno dans les années 1990 l’amène à s’engager pour la reconnaissance des cultures électroniques et à organiser la première Techno Parade en 1998.
Grande voyageuse, conceptrice-rédactrice free-lance depuis 10 ans, elle se forme aujourd’hui à la biographie hospitalière.
Elle vit à Paris. London 53 est son premier roman.

 

Crédit photo : ©Pierre Bonte-Joseph

La maison d'édition :

Editions Quartier libre :

Créées en juin 2023 par Mathilde Bonte-Joseph, les éditions Quartier libre, maison d'édition de littérature générale francophone, publient des romans de l'intime. Avec pour seuls mots d'ordre : l'enthousiasme pour un texte, la qualité littéraire, l'envie de découvrir de nouvelles voix qui ravivent le réel. Le catalogue compte 3 titres…

5|5
1 avis
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  • fgagnieux
    2 juillet 2026

    « L’évidence est une écharde, vive, douloureuse. Ne pas posséder d’empreintes, c’est ne pas pouvoir en laisser ». Josiane a depuis toujours aimé « toucher, palper, caresser, masser. gommer, épiler, lisser » ; c’est donc tout naturellement qu’elle est devenue esthéticienne et a ouvert un institut à Audruicq, près de Calais, « Josie Beauté ». Le décès, il y a un peu plus de trois ans, de son époux Georges, « stable et solide comme une plate-forme pétrolière » l’a laissée bien seule. Une vie sans remous, «une vie de linoléum, homogène, sans joints apparents » jusqu’à sa demande d’un passeport biométrique pour partir à Zanzibar avec sa copine Françoise, qui fait vaciller sa vie. Josiane vit alors au fil des pages une « desquamation à l’insu de tous», où « Sous la fine pellicule qui se retire, une peau neuve apparaît, plus claire, moins lisse, plus vulnérable aussi ». Impossible d’en dire plus 🤫 Derrière ce titre énigmatique, qui se dévoile au cours du récit, se cache un très beau premier roman à l’écriture si poétique, organique et charnelle, mais aussi pleine d’humour. Un beau portrait de femme qui m’a touchée, à l’instar de Georges, de l’homme aux yeux Bruges et de Louison au corps paysage, témoin de ses douleurs. Une histoire d’empreintes, de peau qui ne se tait pas et d’identité ; un roman engagé par ailleurs qui éclaire d’une infinie humanité les migrants qui hantent Calais. Un Coup de ♥️