Madame Simone est morte, et son amie Anna apprend qu’elle a hérité d’elle un appartement à Tel-Aviv. Pendant quatre ans, les deux femmes de 75 et 26 ans ont habité en colocation, partagé poésie, conversations et plats Picard Surgelés, nouant une relation unique. Jamais Simone n’a évoqué le moindre lien avec Israël. Anna décide alors de partir sur ses traces et monte dans le premier avion. De 1955 à aujourd’hui, entre Jérusalem et Ramallah, Marie Semelin signe un roman bouleversant d’humanité où chacun des personnages affronte ses contradictions jusqu’à ce que ses certitudes vacillent.
La maison d'édition :
JC Lattès :
Les Éditions JC Lattès, fondées en 1968, sont ouvertes sur tous les domaines de la curiosité contemporaine et s'illustrent par de nombreux succès avec leurs auteurs tels que Serge Bramly, Marc Dugain, Delphine de Vigan, Grégoire Delacourt, Muhammad Yunus mais aussi des auteurs internationaux comme Stephenie Meyer ou Dan Brown.
Je salue le courage de l'auteur de traiter un sujet aussi brûlant : le conflit Israël- Palestine au lendemain des attentats de septembre 2023. L'intrigue qui nous emmène sur ces territoires traite aussi du respect éprouvé par une jeune envers une vieille dame qui décède et lui confie sa dernière volonté . Journaliste de métier Marie Semelin cherche à dévoiler la vie des uns et des autres .
« Les certitudes » éclaire la complexité du conflit séculaire et sanglant qui oppose Israël et Palestine, comme seul un roman sait le faire, en conduisant le lecteur le long d’une chaine de personnages, avec des ramifications et des retours arrière, chacun de ces personnages crevant l’écran avec sa vérité de façade, sa part d’ombre, ses paradoxes, ce qu’il croit savoir, ses incertitudes. Trois narrateurs distincts, chacun doté de sa voix et de son style propre, contribuent à faire émerger la réalité complexe de ce conflit aux multiples facettes, aux multiples origines, et aux multiples conséquences. Cette fiction laisse des traces profondes dans l'esprit du lecteur que je suis.
À ne surtout pas manquer. Le récit de Marie Semellin est rédigé avec une écriture vive, efficace et tellement pertinente qu’il sort de la page et s’impose visuellement à notre imagination. Il nous offre une immersion dans ce moyen Orient dévasté que les images télévisées sont incapables de retranscrire. Il est par lui même une vraie leçon d’humanité.
À lire absolument dans ce2 temps troubles !
C’est d’abord la rencontre entre Simone et Anna, elles sont d’abord colocataire et par la suite une amitié se noue entres elles malgré leur différence d’âge. A la mort de Simone, Anna s’aperçoit qu’il y a beaucoup de choses qu’elle ne sait pas de Simone et qu’elle ne lui a pas suffisamment poser de questions et pourquoi voulait-elle se faire enterrer à Jérusalem. Anna ne jugera pas important de faire remonter l’information. Cet omission va avoir des rebondissements et amener Anna à aller en Israël. On va suivre Anna qui essaye de retracer l’histoire de Simone mais c’est aussi à chaque fois l’occasion de décrire la situation des israéliens ou palestiniens vu de l’intérieur. On retrouve des événements qui ont fait la une de l’actualité mais à travers le récit d’une personne. C’est à la fois une enquête intime, familiale mais dans un contexte plus général et historique qui a été déterminant dans la vie de ces hommes et femmes. On va de surprise en surprise, on est bouleversé.
Magnifique roman. A lire