Naître dans un quartier populaire au sein d’une famille dysfonctionnelle tout en étant malvoyant, on pourrait se dire que ce n’est pas gagné… A moins que les problèmes ne s’additionnent pas et que la déficience visuelle ne soit finalement une chance : une soustraction des emmerdements… Ce n’est pas la moindre des découvertes que l’on fera en lisant ce roman, qui débute dans une cité bisontine, en passant par un institut pour enfants caractériels, et un établissement pour malvoyants et non-voyants.
L’information essentielle étant toutefois que les aveugles peuvent faire du vélo tout seuls dans la cour de leur école sans se rentrer dedans.

Le lecteur suit Martial le narrateur né dans un quartier difficile de Besançon dans une famille très dysfonctionnelle, de plus il est déficient visuel .Martial sera tout d’abord condamné à une école « au rabais « puis « grâce » à son handicap il en sera extrait. C’est un roman auto fictif positif , souvent drôle parce que rempli d’humour . Les descriptions des personnages en action sont tout à fait réjouissante même si critiques. Le titre est un clin d’oeil Aux Caractères de la Bruyère... Une lecture qui aide à modifier le regard sur le déterminisme social . Bravo
Un joli livre sur l’histoire de ce petit garçon malvoyant qui vient d’une cité bisontine . Une mère incapable de s’occuper de lui sans travail . Un beau père sans travail alcoolique et violent . Un petit appartement où se côtoient un tas de gens fracassés . Mais une résilience malgré la violence
Ce roman est un beau témoignage sur les difficultés pour un enfant de vivre dans une famille dysfonctionnelle, ainsi que sur le système scolaire français. Quelques situations burlesques sont amusantes, et on retrouve dans ce roman, avec une certaine nostalgie, des anecdotes des années 80. Ce livre est un livre facile à lire et écrit avec un langage courant. L’histoire est assez réaliste et bien racontée !
Un court roman autobiographique, qui retrace l’enfance de l’auteur dans une cité HLM de Besançon (au sein d’une famille dysfonctionnelle), et sa scolarité chaotique en primaire et au collège au sein d’une institution spécialisée. Tous les clichés et les stéréotypes d’un tel parcours sont présents. Mais l’auteur s’attache à ne pas tomber dans le misérabilisme , au profit d’un style humoristique.
Le récit d’une enfance et d’une adolescence quand on naît dans un quartier populaire de Besançon, qu’on a une famille dysfonctionnelle, et qu’on est de surcroit malvoyant. L’auteur sera ainsi baladé dans un institut pour enfants caractériels, en famille d’accueil puis dans un établissement spécialisé pour malvoyants et non-voyants. De ce qui pourrait être une vie de malheur, il dresse un portrait à l’humour décapant dont la morale est que les problèmes ne s’additionnent pas : ce qu’il appelle « la soustraction des emmerdements ». A suivre l’histoire captivante de cet enfant rebelle, fan de Renaud et de Charlie Hebdo.
3 lectrices notes : 2,5 à 3,5 Le parcours du narrateur au sein d'une famille dysfonctionnelle et d'établissements d'accueil pour malvoyants est conté avec recul et un certain humour. L'écriture contribue au plaisir de la lecture, mais s'agit-il d'un roman?