À Rouen, dans ce quartier bourgeois, impossible de manquer la devanture rose des Bouchères. Depuis la rue, on peut entendre l’aiguisage des couteaux, les masses qui cognent la viande et les rires des trois femmes qui tiennent la boutique. Derrière le billot, elles arborent fièrement leurs ongles pailletés et leurs avant-bras musclés. Mais elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret.
Lorsque plusieurs notables du quartier s’évaporent sans laisser de traces, les habitants s’affolent et la police enquête. En quelques semaines, les bouchères deviennent la cible des ragots et des menaces…Un roman féministe explosif et jubilatoire où chaque page se dévore jusqu’au rebondissement final !
La maison d'édition :
L’Iconoclaste s’est donné pour projet de mettre le livre au cœur de nos vies. Être Iconoclaste aujourd’hui, c’est choisir la beauté, le sens, une certaine qualité d’être, face au chaos du monde. C’est s’offrir le luxe de la perfection et de la maturation.
Découper un porc c'est physique, mais nos trois héroïnes sont des professionnelles. De plus, en Normandie le Calva réconforte, rassure et détend. La boucherie de Papa ce n'est pas leur tasse de thé, alors elles innovent, fleurissent, partagent, conseillent et régalent avec passion. Elles ignorent les jaloux (le succès fait des envieux) et les médisants (des bruits circulent) et dans la cave aiguisent les couteaux. Ce roman croustillant dessus et saignant à l'intérieur se déguste comme une viande savoureuse (le porc doit cuire plus longtemps mais pour la découpe c'est presque comme pour le boeuf). Cela fait parfois froid dans le dos mais finalement on se lèche les doigts et on dit "encore"... encore pour un prochain roman bien sûr !
Une lecture agréable et amusante. On voit venir à peu près tous les ressorts, mais ça reste plaisant. Les héroïnes sont attachantes et bien écrites, même si j'aurais apprécié un peu plus de finesse psychologique.
Un roman féministe léger quoique tragique . Un bon moment de lecture .