Deux lignes temporelles se déploient: le présent qui suit la relation intense et fusionnelle entre deux soeurs, Ada et Anna; et le passé qui
dévoile la relation amoureuse entre Ada et un homme « aux yeux verts » qui se détériore et s’enfonce dans la violence.
On suit Ada, la narratrice, dans son quotidien, dans ses échanges avec sa soeur, parfois tendres parfois agressifs, à travers son travail
alimentaire dans un magasin, ses soirées avec des amies, ses doutes sur son futur académique, ses joies, sa douleur et sa colère inexpliquée.
S’installe une certaine lourdeur, du silence et une forme d’inertie.
On comprend au fur et à mesure qu’un événement grave, affectant l’homme aux yeux verts, s’est produit une année auparavant et qu’Ada et
Anna sont accusées par des rumeurs de l’avoir provoqué. Elles sont traitées de « folles », de « sorcières ». Elles ressentent un grand sentiment
d’injustice.
Ada ne se souvient pas de ce qui s’est passé et demande continuellement à sa soeur de le lui raconter, mais cette dernière refuse
catégoriquement.
Le récit est construit d’une certaine manière comme un puzzle dont les pièces sont éparses, désordonnées mais, au fil de la lecture, les
morceaux s’assemblent et dessinent la reconstruction d’Ada. Les pièces ne révèlent pas des éléments concrets de l’évènement qui a eu lieu un
an avant, mais laissent affleurer des choses infimes: un renard au milieu de la ville, la langue brûlée par le thé, le murmure du vent, la danse
d’une prostituée, une truite prisonnière d’un aquarium, la lueur orange des flammes, un garçon qui pleure dans le magasin.
On découvre la violence de l’homme aux yeux verts, une violence verbale, sexuelle, physique. Elle apparait par flashbacks, comme si Ada, au
présent, finissait par se rappeler de tout: elle sort d’une amnésie traumatique, elle se défait de sa surdité.
Quand Ada, dans le passé, finit par tout avouer à Anna, la colère de cette dernière lui donne la force d’agir. Ensemble elles vont aller dans la
nuit jusqu’à l’atelier où est entreposé le travail artistique de l’homme aux yeux verts.
Il y a un incendie. Les deux soeurs repartent en voiture. On ne sait pas si ce sont elles qui ont mis le feu ou si les flammes anéantissaient déjà la grange. quand elles sont arrivées.
La maison d'édition :
Slatkine & Cie :
En mai 2016, Slatkine crée Slatkine & Cie à Paris avec l’éditeur Henri Bovet. Diffusée par le Seuil, Slatkine & Cie se renforce de l’expérience unique de sa maison mère dans l’ensemble des métiers du livre. Libraires, imprimeurs, distributeurs et toujours éditeurs, les Slatkine se consacrent depuis quatre générations à…
C'est l'histoire d'une jeune fille qui a été forcée par son petit ami alors qu'elle n'était pas consentante. Il lui faut du temps et le soutien de sa sœur dont elle est très proche pour réaliser et se détacher de lui. J'ai trouvé ce roman très bien écrit mais trop allusif. Je n'ai pas compris certains passages.
Le Printemps peut être est l’histoire touchante d’une jeune fille encore hantée par une ancienne relation toxique. Nous découvrons au fil des pages comment elle arrive à évoluer aujourd’hui malgré ses traumatismes. J’ai très rapidement accroché à l’histoire et j’ai beaucoup aimé la construction qui nous renvoie parfois dans le passé pour expliquer des faits. Mais surtout, j’ai trouvé l’histoire marquante, poignante et très émouvante. Clara du lycée Louis Armand
Il s’agit de la relation fusionnelle entre deux sœurs Ada et Ana de leur quotidien qui rappelle des souvenirs d’Ada sur une relation toxique. J’ai trouvé la lecture plaisante, fluide. La relation des sœurs est vraiment fusionnelle et fait très naturelle, on pourrait se reconnaître à travers elles. La façon d’aborder les relations toxiques du point de vu de la personne qui l’a vécu représente bien la réalité. C’est pour ces sujets abordés d’une manière réaliste et naturel que j’ai apprécié ce livre.
Ce livre raconte l’histoire de deux sœurs dont l’une a subi une relation toxique avec son ex-petit-ami. Nous allons suivre le cours de sa vie, en voyant comment les souvenirs refont surface. J’ai trouvé l’écriture très poétique, et ai aimé voir comment malgré malgré leur séparation, dès qu’elle ferme les yeux, ce sont ceux de l’homme au yeux vert qui apparaissent, la traumatisant pour toujours. L’histoire est très profonde, et on a vraiment l’impression d’être plongé dans ce livre. J’ai beaucoup aimé ce premier roman! Roux-Fougère Manon du Lycée Louis Armand
Votre commentaire est en attente de modération. Ce livre raconte l’histoire de deux sœurs dont l’une a subi une relation toxique avec son ex-petit-ami. Nous allons suivre le cours de sa vie, en voyant comment les souvenirs refont surface. J’ai trouvé l’écriture très poétique, et ai aimé voir comment malgré malgré leur séparation, dès qu’elle ferme les yeux, ce sont ceux de l’homme au yeux vert qui apparaissent, la traumatisant pour toujours. L’histoire est très profonde, et on a vraiment l’impression d’être plongé dans ce livre. J’ai beaucoup aimé ce premier roman! Roux-Fougère Manon du Lycée Louis Armand
Nous découvrons dans ce livre une relation fusionnelle entre deux sœurs, Ada et Anna. Ada, une jeune fille traumatisée par une relation toxique avec « l’homme aux yeux verts » tente de chasser ses fantômes. Anna, sa sœur, est toujours là pour la rassurer et lui redonner goût à la vie. Au fil des pages, Ada se reconstruit et réapprend à vivre malgré ses fragilités. Léna Furlan, alterne de manière poétique et émouvante, flash-backs et événements présents pour découvrir entièrement leur histoire. C’est une histoire prenante avec une écriture sublime et créative dans laquelle j’ai tout de suite été happée. Un superbe livre de ce premier roman 2026. Stella du lycée Louis Armand.
"Le Printemps Peut être", est une œuvre très immersive et percutante, racontant l'histoire de deux sœurs très fusionnelles. Ada est le personnage principal et celle qui raconte l'histoire, son histoire. Nous comprenons tout au long de l'histoire que Ada a vécu un épisode traumatisant, en rapport avec un homme aux yeux verts. Au début, je ne comprenais pas trop comment l'histoire était organisée, certaines pages étaient très courtes tandis que d'autres était très longues. Certains passages n'étaient que des descriptions de ce qu'elle voyait pendant un moment de calme, où son esprit était en paix. Ces passages semblaient inutiles au début mais sont en fait des moments de guérison. Nous restons dans le flou à propos de ce qu'il lui est arrivé et de la vérité, pendant un moment, avant d'avoir les réponses à la fin. LC