À dix-sept ans, à l’âge des romans à l’eau de rose, des serments d’amitié et des poèmes de Rimbaud, une jeune fille fume une cigarette à la fenêtre de sa chambre. Cette transgression déclenche la violente fureur de sa mère – puis, comme un envol effaré, la fugue de la narratrice.
Un ultimatum lui est alors posé : elle devra produire un certificat de virginité. L’examen gynécologique forcé sera sa « première fois ».
Comment sortir de l’enfance quand tous les adultes nous trahissent ? Comment aimer quand ceux qui nous aiment nous détruisent ?
Porté par une écriture puissante qui n’oublie ni l’ardeur ni la drôlerie, le récit de Rim Battal dit les premières fois, le désir, la générosité et la force qui président à la naissance d’une femme et d’une écrivaine.
La maison d'édition :
Bayard - Littérature intérieure :
La collection Littérature intérieure a pour ambition de proposer des textes qui explorent une question cruciale (moment de vie, situation particulière, croyance, expérience, obsessions, etc.) qui « préoccupe ultimement » son auteur ou autrice, sans pour autant passer par un essai théorique. L’idée est en effet de privilégier un récit littéraire à la…
Un récit autobiographique puissant, porté par une écriture à la fois malicieuse et brute. Un point de départ sérieux (le poids du patriarcat, l’oppression des femmes, la violence d’une mère, l’humiliation à un âge où l’identité se construit), mais un récit enlevé, plein de vivacité, d’humour, où l’autrice nous embarque sur les étroits chemins d’émancipation d’une jeune fille marocaine. Si cette émancipation nous semble bien compromise, tant les différentes portes de sorties se ferment au nez de cette héroïne sardonique, c’est finalement par l’art que celle-ci obtiendra enfin sa revanche et sa libération, pour notre plus grand plaisir.
Ce livre m’a énormément intéressée parce qu’il raconte l’histoire d’une jeune femme marocaine qui cherche à s’émanciper de certaines traditions et attentes encore ancrées dans la société du pays. En tant que marocaine ayant grandi au Maroc, j’avais l’impression que ce livre me parlait, notamment à travers l’évocation de lieux, l’usage d’expressions du dialecte et la manière de s’exprimer de certains personnages. Etant donné que je comprends le fonctionnement de cette société, la quête de liberté de la jeune fille était d’autant plus parlante pour moi et j’ai pu mieux comprendre son ressenti.
Rim 17 ans, vit à Marrakech chez ses parents. Un jour elle est surprise à fumer dans sa chambre par sa mère qui, furieuse, la bat. Elle s’enfuit alors chez sa tante à Casablanca, Sa mère l’oblige à subir un certificat de virginité pour revenir au foyer familial. Cet examen gynécologique l’humilie mais elle finit par s’y plier, avec une grande réticence. Un récit sur l’hypocrisie et les mœurs rétrogrades dans le Maroc de Mohammed VI, probablement autobiographique. Ecriture quelconque sur un sujet intéressant : la chasteté des filles dans l’éducation musulmane.
Dans ce roman, l’autrice raconte l’histoire de Rim, une adolescente marocaine de dix‑sept ans. Après avoir été surprise par sa mère — une femme d’une grande violence, tant physique que psychologique — en train de fumer une cigarette, elle est humiliée, battue, puis contrainte de subir un test de virginité. Trahie et incomprise par les adultes de son entourage, la jeune fille choisit de fuguer. Sa fuite devient alors un véritable acte d’émancipation et de refus de se soumettre à l’autorité maternelle. À travers ce récit, l’autrice semble livrer une ode à la liberté féminine. Elle montre comment une jeune fille tente de reprendre possession de son corps dans un environnement qui cherche à la réduire au silence, inscrivant ainsi son roman dans la littérature féministe. J’ai beaucoup aimé cette lecture. Il m’a été plutôt facile de m’identifier à Rim, que ce soit par l’âge, les tensions familiales ou la condition de jeune femme que nous partageons. L’écriture, à la fois légère et crue, parvient à maintenir une dynamique agréable. Même si certains passages m’ont paru un peu longs, l’ensemble reste très touchant. Je me regarderai dans les yeux est un roman poignant, racontant une révolte personnelle mais pourtant collective : celle des femmes qui refusent qu’on leur dicte qui elles doivent être.
un livre poignant et captivant. Il raconte l'enfance de l'autrice à 17 ans, victime de l'obscurantisme religieux qui imprègne la société marocaine de l'époque, jusqu'a sa propre famille. L'autrice essaie de réaccéder à ses libertés, atrophiées depuis sa plus tendre enfance. J'ai apprécié ce livre dans lequel on remarque, observe et comprend chaque frustration, chaque sentiment mis en umière par Rim Battal. L'écriture est simple et poétique rendant le livre facile et agréable à lire. Il traite d'un sujet délicat tout en exprimant et expliquant tous les points de vue des protagonistes. En somme, ce livre relève d'une veritable analyse de sa famille mais aussi, plus globalement, de toute la société.