C’est le scandale de l’heure. Sébastien, le fils aimé, l’ami fidèle et l’amoureux chéri est visé par plusieurs témoignages de femmes : une véritable onde de choc.
Katlyn connaît son fils mieux que personne. Est-il possible qu’il soit coupable des faits qui lui sont reprochés ? Pour Charles, très proche de Sébastien, les accusations paraissent invraisemblables. Clémence, qui forme avec le talentueux joueur de tennis un couple dynamique, ambitieux et fusionnel, ne comprend pas ce qui se passe.
Un roman polyphonique à fleur de peau qui raconte un présent dans lequel les certitudes menacent de voler en éclats, un présent où les évidences et les culpabilités se réfractent et se fissurent à l’intérieur de zones tantôt grises, tantôt surexposées.
La maison d'édition :
Héliotrope est une maison d'édition montréalaise créée en 2006 par Florence Noyer. Le catalogue de cette maison compte près de quatre-vingts titres, des textes de littérature contemporaine, des essais, des livres illustrés et depuis 2015, des romans noirs.
J’ai bien aimé ce livre pour plusieurs raisons, même si certains détails m’ont surpris. J’ai trouvé très intéressant d’avoir la vision des proches d’un accusé de viols, qui plus est, un homme connu. Les pensées de chacun, proches à leur manière de Sébastien font réfléchir sur le sujet et sur la manière de l’aborder. J’ai cependant trouvé certaines scènes très crues et qui ne servaient pas toujours à l’histoire, et une écriture parfois hésitante de la part de l’autrice, qui perd un peu le lecteur. Le langage de chacun et leurs expressions rend le tout réaliste. C’est globalement un bon livre, où l’on s’attache aux personnages et qui donne envie de continuer à lire.
J’ai bien aimé ce livre car j’ai trouvé intéressant de voir le point de vue des proches de Sébastien, plutôt que celui de Sébastien ou des victimes. Cela permet de découvrir différentes réactions face aux accusations et de comprendre comment une telle nouvelle peut bouleverser la vie de ceux qui pensaient connaître quelqu’un. J’ai beaucoup aimé le point de vue de sa mère, car cela permet d’en apprendre davantage sur la personnalité de Sébastien et sur leur relation. Or, j’ai parfois eu du mal avec le style d’écriture, car je trouve que certaines émotions ne sont pas toujours suffisamment développées.