Habibi Beyrouth (2026)

SALAMÉ Manal

Dix-sept ans après avoir quitté Beyrouth, Amal revient au Liban, chez ses parents, pour refaire sa carte d’identité. Indépendante, libre, armée de son passeport français, elle croit ne revenir que pour une formalité administrative. Mais dans un pays meurtri par la crise et les désillusions politiques, l’attente de ce document va se transformer en séjour forcé, en traversée du pays et d’elle-même. Entre souvenirs d’enfance, années étudiantes sous tutelle syrienne et Liban post-explosion, Amal mesure la fracture qui la traverse : deux pays, deux langues, deux prénoms, deux vies parallèles qui ne se parlent plus.
Ce premier roman né d’une voix féminine arabe moderne regarde le Liban contemporain et pose la question de l’appartenance avec nuance, beauté et saine colère.

A propos de l'auteur :

SALAMÉ Manal :

Manal Salamé est franco-libanaise. Écrivaine, poète et photographe, elle vit entre Paris et Beyrouth. Après plusieurs années dans la mode, elle se consacre à la photo de rue. Ses travaux artistiques traitent de l’exil, l’absence, la quête identitaire et les mouvements sociaux. Habibi Beyrouth est son premier roman.

© Le DuQ

La maison d'édition :

La Tribu :

La Tribu, offre depuis 2024 un nouveau refuge, un espace de libre création aux auteurs qui rapiècent le monde avec leurs pansements de papier. Une littérature d’émotion, à fleur de peau. Son logo en forme d’électrocardiogramme en est l’écho.

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  • fgagnieux
    2 juillet 2026

    « Ici, la vie se passe sur les balcons et se contemple depuis les balcons. Il suffit d’y installer une chaise ou deux, orientées vers l’extérieur, une table pour y poser votre café et un cendrier. Puis de vous asseoir et d’attendre. De là, vous verrez nos vies se déployer comme les draps et les culottes qu’on étend sur des cordes à sécher, sans pudeur. Certes, on lave notre linge sale en famille, mais on l’exhibe quand il est blanchi » Ici, c’est Beyrouth, ville martyrisée par les conflits incessants et l’explosion de son port qui n’a rien épargné, dans laquelle Amal, libano-francaise, revient après 17 ans d’absence pour obtenir une carte d’identité : « un matin, je me suis réveillée en rêvant que je ne parlais plus l’arabe. J’ai compris qu’il fallait rentrer ». J’ai immédiatement été happée par la belle écriture de Manal Salamé, qui m’a immergée dans ce pays « de la taille d’un timbre poste » ; « mosaïque qui abrite 18 confessions», où la fête est un acte de survie, la beauté incrustée dans le subconscient, la cuisine un art de vivre ; où les femmes sont encore soumises à de grandes pressions sociales. J’ai été touchée par Amal, qui semble si proche de l’autrice et si différente de sa sœur, qui a appris à aimer le Liban pour le meilleur et le pire, alors qu’elle l’a fui ; par son écartèlement entre deux pays, deux cultures et sa quête d’identité. Un beau premier roman initiatique, d’une grande force, qui explore l’exil, le déracinement, le retour aux sources, d’une actualité brûlante au vu de la guerre qui de nouveau frappe si durement le Liban. Un Coup de ♥️