Dans un quartier populaire de Paris, une mère dévouée, parfois dépassée et excessive, tente, en dépit de l’adversité et d’un père alcoolique, d’élever cinq garçons. Chez l’un d’eux, en écho aux drames et aux joies qui le criblent depuis l’enfance, s’impose la nécessité d’écrire. Comme si la vraie vie était là, dans les mots et une mémoire démentielle. Texte autobiographique et premier roman, L’Entroubli raconte une vie d’enfant, depuis ses premières années à sa majorité, la découverte de l’amitié et de la littérature qui sauve de l’oubli et du désastre. Une véritable révélation littéraire.

Très très belle écriture. Avec entre autres une utilisation originale, inattendue et toujours magnifique du verbe ETRE. Dans une famille pauvre et dysfonctionnelle d’un quartier parisien, une fratrie de cinq garçons survit tant bien que mal entre un père alcoolique et une mère omniprésente et fantasque, dévouée et étouffante, aimante et souvent violente. L’un d’entre eux n’a d’autre choix que d’écrire pour réussir à vivre, pour ne pas oublier. Rien de bien exceptionnel donc, à première vue. Et pourtant, ce texte est tout simplement remarquable. La créativité, la maturité et la musicalité de la langue, la maitrise de l’écriture, la construction du texte, la beauté de sa poésie, l’énigme de son titre, autant d’éléments qui justifient une lecture attentive.
Je confirme , un excellent roman .
Un livre extraordinaire. Le schéma narratif est habituel: Enfance dans une banlieue parisienne, entre ses frères , ses amis, une maman qui oeuvre au bien être de ses enfants et un père alcoolique. Mais l’auteur traite ce sujet sans misérabilisme. Il s’attache à jouer avec les mots et les phrases pour rendre « Beau », la moindre situation. C’est un très grand texte, et je souhaite un bel avenir à cette véritable pépite.
Livre étonnant... Différent dans son écriture. Une histoire peut-être "classique", "banale" au départ, mais emportée par une ECRITURE. C'est bien !
Texte remarquable, outre la maturité du style, par la finesse et la puissance évocatrice des images choisies pour dépeindre les frères, le père, la mère, les cousins, les professeurs, les condisciples : le microcosme qui enserre les souvenirs de cette enfance et cette adolescence, arrachés à l'oubli.
Fatiguée peut-être ? Je ne sais. Je sais que je suis à contre-courant de toutes les critiques, de tous les avis, des prix reçus par ce roman. Je n'ai pas réussi à entrer dans sa langue, travaillée, raffinée il est vrai. La rupture entre le fond et la forme est trop grande pour moi.