Une exploration intime et puissante sur l’héritage de la
guerre en ex-Yougoslavie vécue à distance.
« Je ne comprends toujours pas la guerre. »
Un homme quitte un pays. En France, il devient père. Et son pays
disparaît.
Sa fille, la narratrice, grandit dans l’inquiétude et les silences qui en disent long. Comment se souvenir de ce qui a existé quand les mots font défaut ? Enfant dans l’Auvergne des années 1990, elle saisit par éclats ce qui se joue « là-bas » : les colis que l’on prépare, les appels attendus, les conversations qui s’interrompent.
Adulte, elle revient en Bosnie-Herzégovine pour renouer avec ce
qui lui manque : parcourir Sarajevo, écouter celles et ceux qui
sont restés, reprendre une langue qu’on a cessé de lui parler. Elle
recueille souvenirs et récits pour comprendre l’héritage laissé par
la guerre, même à ceux qui l’ont vécue de loin.
D’un pays qui n’existe plus est une traversée sensible de la mémoire, quand les traces de l’Histoire deviennent une part singulière de soi.
La maison d'édition :
L'Olivier :
Les Éditions de l'Olivier sont une maison d'édition créée par Olivier Cohen en 1991 après que les dirigeants du Seuil lui propose de devenir leur associé pour créer une nouvelle maison d'édition. Catalogue cosmopolite qui regroupe aussi bien la littérature française qu'étrangère, Olivier Cohen recherche le dépaysement qui, selon, « fait…
Livre très intéressant qui nous montre la difficulté de l’histoire de la dislocation de la Yougoslavie. Le livre est facile à lire et permet de ressentir les émotions de l’autrice à travers tout les événement qu’elle raconte. Le livre nous offre un point de vue rare: une enfant qui vie la disparition du pays de son père et de tout ce qui s’ensuit. Seule remarque, le récit est très subjectif quand au rôle des pays occidentaux dans le génocide, ce qui ne nous permet pas de nous faire un avis objectif sur la question.
Une belle voix qui porte un regard d'enfant sur la guerre vécue depuis le refuge, vécue dans le silence. L'écriture me semble tendre davantage vers l'essai que vers le roman. De très belles pensées, de belles phrases résonnent dans ce texte, j'en ai relevé plusieurs au cours de ma lecture. J'ai été frappée par l'écho à Berlin-Est à laquelle Sarajevo ressemble pour l'autrice, frappée car c'est à Berlin-Est que j'ai pensé un impensé : mes amis étaient nés dans un pays qui n'existait plus. Et cela a été au cœur de nombreuses discussions, au cœur de nombreux implicites et silences.
Un livre passionnant et facile à lire, qui retrace l’histoire d’un pays aujourd’hui disparu. J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’autrice nous plonge dans l’histoire de la Yougoslavie à travers un récit immersif et captivant.
Très bon livre qui se lit facilement. Ce livre qui m'a fait penser à "si c'était un homme" de Primo Levi dans le sens ou c'est une victime qui raconte son point de vue sans filtre. Ce livre permet de mieux comprendre le conflit.
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Je trouve le livre très touchant car la forme fragmentée du récit permet de nous plonger dans l’intimité : à travers les descriptions des colis préparés dans l'urgence ou l'ambiance de l'enfance en Auvergne, on ressent presque les mêmes expériences que la narratrice. De plus, la prise de recul sur la quête d’identité souligne la complexité de se reconstruire en sachant qu’une partie de ses racines appartient à un pays rayé de la carte géographique, notamment lors de son retour sur les terres de son père en Bosnie. Cependant, l’écriture souvent très poétique laisse parfois un flou qui relève du non-dit, ce qui altère parfois la compréhension globale du livre.