La narratrice est une adolescente. Mais tout aussi bien, il s’agit d’un narrateur adolescent. Ou du moins, la jeune fille se rêve garçon, se transforme garçon. Dans sa tête, dans son univers. Iel raconte la vie au collège, les copines, Leïla surtout, proche, désirable, et Alexandra, ou Aude. Le préau de la récréation. Les salles de cours. Les armoires, la cafétéria. Les sorties, dont une participation fictive à une élection, à la mairie. Occasion pour le père d’affirmer ses opinions autoritaristes. C’est un beauf. C’est pire, nettement pire, en fait. La mère, surprotectrice, reste aveugle. Elle ne veut pas voir. Et petit à petit, le lourd secret éveille l’attention de Mme Gisèle, une des profs du collège. Tout, alors, change. Un dérapage, et une fin qu’on laisse le lecteur découvrir.
La maison d'édition :
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Texte surprenant et âpre. âpre par son thème, par ses silences, par sa langue - on ne sait et on ne saura jamais qui est le narrateur il/ elle/ iel et je me suis certainement perdue inutilement dans ses réflexions. L'auteur démontre que la langue est politique; C'est peut-être cela le message le plus essentiel du texte. Le reste m'a semblé plus simple.
Ecriture inclusive, avec le narrateur qui est alternativement masculin et féminin. Trop de sujets brassés: vote des mineurs, violence sur mineur, montée du RN effleuré, désarroi de la communauté des profs