Elle est une collégienne sans histoire, effacée, presque invisible. Son quotidien, c’est l’ennui et l’immobilisme étouffant des habitudes.
Lui est un môme abîmé, livré à ses fantômes. Sa vie, c’est la rue et la nuit, les heures arrêtées où les monstres s’éveillent pour faire danser les âmes perdues.Au détour d’une rue, leurs mondes vont se percuter. Depuis, au fil des jours et des vers de Prévert qui les accompagnent, ils vont s’inventer un ailleurs où exister, leur monde à eux.
Avec ce roman d’une terrible beauté, Cécile Schouler nous offre une lecture bouleversante qui n’omet rien d’une réalité nue, brutale et ambivalente, illuminée par des instants d’amour, de poésie et d’humanité.

Superbe et extraordinaire à tous points de vue. Rencontre improbable de deux gamins de 13 et 14 ans. Elle est élevée par sa seule mère et fréquente régulièrement le collège. Il vit seul dans la rue et n’a que Prévert pour compagnon et l’héroïne pour survivre. Elle est fascinée, voire aimantée au premier regard par ce garçon qui l’intrigue. Il fuit tout contact, détruit par les viols perpétrés par un ami de son père. La poésie sera leur langage et le pont entre leurs univers. Elle veut le sortir de cet enfer. Il essaie, mais…rien n’y fait. Ce récit écrit 30 ans après la tragédie n’est en rien désespérant, mais très émouvant.
Merci pour votre lecture et d'avoir le pris le temps de ces quelques mots. Je suis touchée
Un livre prenant, écrit avec une grande précision et une justesse touchante. Rencontre hasardeuse entre les deux protagonistes, elle, est discrète, chemine avec une certaine incertitude comme quelqu'un qui apprivoise encore le monde, lui, est abimé par la vie. Un lien fort les lie, un pont relie leurs deux mondes: la poésie. Ils nouent une relation autour des mots de Prévert. Eclairés par la lumière des lanternes ou dans la noirceur de la nuit, ses vers accompagnent les personnages et le lecteur tout au long du livre. Elle se surprenait à vouloir comprendre ce qui se cachait derrière ses silences, il avait cette manière d'exister qui la tirait vers lui naturellement. "...mais sur le visage démoli, l'œil vivant, le gauche, brille comme une lanterne sur les ruines" Jacques Prévert
Texte bouleversant coup de cœur, coup de poing. Récit pudique et terrifiant, 30 ans après, d'un naufrage mais aussi évocation d'une relation intense entre 2 jeunes au sortir de l'enfance. La jeune fille 13 ans est solitaire, mal ajustée au monde qui l'entoure. Lui, Sébastien est à la rue, brutalisée par la vie. Un lien fort se tisse entre eux avec des silences et les mots de Prévert. L issue semble inéluctable, l'inquiétude ne quitte pas le lecteur. On voudrait être là, avec eux, pour eux, pour ce qu'ils n'ont pas connu, l'amour et la protection d'un parent.
J'ai aimé suivre ces deux adolescents dans leurs chemins de vie au départ, si différents, beaucoup aimé... Un roman très réaliste, brutal et plein d'espoirs à la fois. Des émotions fortes.
Je termine, bouleversée comme rarement, le récit bref (194 pages) de de Cecile Schouler "Comme une lanterne dans les ruines". La rencontre de deux êtres, une toute jeune fille et un jeune homme, à peine adolescents, tous deux perdus (mais pour des raisons differentes) dans une vie qu'ils rêvent tellement plus grande. Elle se sent isolee, incomprise dans sa famille et son milieu, lui est un jeune marginal sdf, qui ne survit que par la came. Ils vont s'aimer, d'un amour fou et absolu, celui qui n'est possible qu'au prix d'une traversée de l'enfer. Et quel enfer!! Mais il y a aussi la poésie comme contrepoint à l'horreur - certaines scènes sont à peine soutenables - dont Prévert qui leur sert de viatique. Aviez-vous vu Breaking the waves, ce film de Lars Von Trier, sorti en 1996? Il y a un esprit similaire dans ce récit, quelque chose d'absolu, qui relève du sacrifice. Je mets 4 à ce récit qui a échappé aux radars de la critique littéraire. (Je l'ai lu sur alphalire).
Comme une lanterne sur les ruines de Cécile Shouleur est un roman qui conte l’histoire de deux adolescents qui se lient autour d’une histoire d’amour et de la poésie de Jacques Prévert. Ce roman m’a touché par sa réalité : on y aborde des sujets de société qui touchent un grand nombre de personnes, comme la solitude et l’adolescence. Même si je ne suis pas très adepte de poésie et que je n’avais lu Jacques Prévert qu’à l’école primaire, j’ai quand même ressenti la délicatesse du lien entre la rencontre des protagonistes, leur histoire, leurs échanges et la poésie de Monsieur Prévert. E.B. Lycée Louis Armand
J'ai trouvé ce roman prenant mais pas crédible. J'ai eu le sentiment que l'autrice racontait une histoire vécue mais qu'au lieu de décrire le comportement qui a été le sien, elle décrivait le comportement qu’elle aurait aimé avoir. Ce qui ne me semble pas très crédible, c'est qu'une si jeune fille ait une telle maturité. Alors, pourquoi pas réécrire l'histoire des années plus tard mais j'ai l'impression que si la jeune fille s'était comportée ainsi, elle aurait peut-être sauvé le jeune homme et qu'i fallait en tenir compte, finir autrement. Je me demande aussi comment il est possible que la mère ne s'aperçoive jamais de rien.