«La discutable dextérité dont j’ai fait montre pour me dépatouiller de mon existence laisse à penser que je suis tout sauf un exemple à suivre.» C’est le moins qu’on puisse dire. Le narrateur est un jeune marginal qui n’a jamais cherché à s’intégrer. Ce qui ne l’empêche pas de trouver plus commode de rejeter l’entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien, « en joyeux sociopathe », lui faire salement payer l’addition de sa défaite. Son plan? S’immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce psychopathe diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, l’auteur entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d’un humour noir très grinçant. Avec un style aussi électrique qu’inventif, Raphaël Quenard dissèque le cerveau malade d’un monstre moderne et met en scène toute la galerie de personnages qui l’entourent.

C'est violent et génial, au sens étymologique du terme. C'est prenant et répugnant. Cela va trop loin et, sur le plan narratif, cela manque de profondeur. Cela se veut dans la veine de Céline : une écriture qui se vomit, mais une écriture.
Dans ce livre est faite la représentation parfaite d'un antihéros que l'on a du mal à comprendre. Et même si l'on ne comprend pas toujours le pourquoi du comment des agissements du héros, il y à quelque chose dans l'histoire, dans la manière de raconter qui est prenant. Je trouve cependant que le héros manque de profondeur, il manque dans ce roman des ressentis ou alors un approfondissement sur son manque de ressenti. C'est ce qui m'a déçue puisque le roman est très cru, violent et aborde tout pleins de sujets tabous.
Dès les premières pages du livre, on peut se sentir surpris et désemparé devant la crudité des propos de l’auteur, tant dans la description des scènes que dans les agissements du narrateur. Pourtant, une forme d’attirance inexplicable pousse à poursuivre la lecture, ce qui peut sembler assez paradoxal. Le livre est écrit de manière simple, ce qui en facilite la compréhension. C’est également une excellente satire sociale, qui met en lumière certaines dérives de notre société. Le comportement sociopathe du narrateur est particulièrement intéressant, car il permet d’en apprendre davantage sur la psychologie humaine.
Après avoir raté son suicide, le narrateur se rend à Tataouine où il s’installe chez une vieille dame qui lui loue une chambre. Il se prétend écrivain et un jour il lui laisse son manuscrit en lecture. Après coup, cela se révèle une grande erreur. À mon avis, ce roman est malheureusement un peu « plat » quoique retraçant les faits et gestes d’un meurtrier. J’y ai trouvé un manque d’épaisseur et dans l’histoire et dans le protagoniste. L’écriture simple a facilité la lecture. J’ai tout de même souhaité aller voir comment le narrateur assassin allait s’en sortir, et c’est là que le final inattendu a apporté une belle surprise.
Sans sa préselection, je n'aurais jamais ouvert ce roman, ne faisant pas partie des fans de Raphaël QUENARD, qui, je dois bien l'avouer, m'exaspère en tant qu'acteur. Je m'attendais à tellement à une lecture calamiteuse qu'au final, j'ai plutôt été suprise : "Moins pire" que je ne le pensais, malgré une histoire et des personnages qui manquent de profondeur. Une curiosité, dont il ne me restera pas grand chose.
Je recommande le livre Clamser à Tataouine. En effet, le style d’écriture nous permet de se sentir très proche du narrateur, comme s’il nous racontait son histoire en étant physiquement à côté de nous. Cette proximité rend donc la lecture plus immersive et nous donne donc l’impression d’entrer directement dans la tête du personnage principal. Cependant, la langue employé est parfois très brutale, ce qui peut être déroutant, voire choquant. Le roman dégage une énergie constante, on a envie de le lire d’une traite ! Le personnage principal est un anti-héros. En effet, au vu des violences et des horreurs qu’il fait subir aux femmes, on devrait le haïr. Pourtant, de façon paradoxale on s’attache à lui. Cette contradiction peut créer un malaise chez le lecteur, mais cela nous pousse à réfléchir sur la complexité humaine ainsi que sur le pouvoir de la narration. Néanmoins, le livre manque de sentiments et de profondeur dans la construction des personnages. Même si ce choix peut être volontaire de la part de Raphaël Quenard, notamment pour accentuer la brutalité du narrateur, cela reste selon moi un point assez négatif du roman. À cause de ceci c'est plus dur en tant que lecteur d’arriver à s’attacher aux autre personnages, qui apparaissent plus comme des figures que comme de réels individus.
L’auteur en s’appuyant sur sa propre existence de jeune acteur « tourmenté sexuellement »,se place dans la peau d’un psychopathe à l’époque actuelle à Paris, et tue pour le plaisir. C’est à mon sens, un premier roman qu’il convient de prendre comme de l’humour noir et que l’on lit alors avec plaisir.
Un roman provocateur assez marqué par la personnalité de Raphaël Quenard. Le style est vif, oral, souvent drôle, avec un humour noir qui fait mouche… mais qui peut aussi déranger. La satire sociale est efficace, même si le propos tourne parfois en rond et privilégie le style à la profondeur, ce qui se voit sur le développement des différents personnages.
C’est l’histoire d’un homme qui va renoncer à la dernière minute à se suicider et va donc se mettre à tuer des inconnues de façon étrange et méthodique en créant du lien avec eux dans l’unique but de les tuer. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire car je la trouve très dérangeante, le protagoniste va décrire ses meurtres comme un « mode d’emploi » . Mais j’ai lu tout de même le livre avec plaisir grâce au style qui m’a plu : le vocabulaire est travaillé et l’histoire a fini par me plaire. Le lecteur est emporté par les qualités de narration de R. Quenard .
Clamser à Tataouine c'est un roman double: une histoire dans l'histoire. Le narrateur, un psychopathe, décide de se venger de la société qui l'a mis de côté. L'auteur avec ce protagoniste illustre le cerveau malade d'un homme en marge, qui n'a aucun intérêt à s'intégrer dans la société, ayant une idée fixe: supprimer une représentante de chaque classe sociale comme vengeance personnelle. Un roman bizarre qui donne une vision choquante et provocante du monde complexe des adultes.