Bahari Bora (2025)

AGANZE Steve

Nous étions quarante-sept filles au départ, nous n’étions plus que seize à la fin. J’ai tué un homme, maman. Et égaré l’autre moitié de mon âme. Mungu anisamehe. Que Dieu me pardonne. République démocratique du Congo, 2018. Mungu (Dieu) avait rarement été clément envers Bahari-Bora. Enlevée par les rebelles à l’âge de treize ans, la jeune fille s’enfuit après cinq ans de captivité. À l’hôpital, elle apprend qu’elle est enceinte et que sa grossesse la met en danger. On lui conseille de l’interrompre. Les risques sont clairs, la décision cruciale. Son corps ne lui a jamais appartenu, et soudain il lui revient de décider. Quelle voie choisira-t-elle ? Malgré les défis qui l’attendent, Bahari-Bora a la certitude qu’elle ne sera plus jamais seule. Elle peut faire confiance à Bel Océan tranquille, son nom. D’une écriture sensible et poétique, Steve Aganze s’inspire de son vécu et dresse le portrait d’une femme et d’un pays meurtris par les crimes de guerre. Ce premier roman est un hommage aux femmes d’hier et d’aujourd’hui qui se battent pour leur liberté et celle de leurs enfants.

A propos de l'auteur :

AGANZE Steve :

Steve Aganze est né en 1999 à Bukavu, en République démocratique du Congo, et vit actuellement à Kinshasa. En 2023, il figure parmi les finalistes du concours d’écriture Voix d’Afrique. De sa plume sensible et poétique, il explore les réalités humaines et décrit notre monde avec justesse. Bahari-Bora est son premier roman.

 

@Ange-photo-Kinshasa

La maison d'édition :

Editions Récamier :

Les éditions Récamier, c’est une maison d’édition qui se vit comme une grande famille, haute en couleurs et en personnalités, unie par des valeurs communes d’authenticité, de convivialité, de découvertes et d’exigence. Après vingt ans dans de prestigieuses maisons, est venu le jour où la vie m’a conduite, avec mes auteurs et mes collaborateurs, à…

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  • Fabienne GAGNIEUX
    2 octobre 2025

    « Nous étions quarante-sept filles au départ, nous ne restions que seize à la fin. J’ai tué un homme, maman. Et égaré l’autre moitié de mon âme. Mungu anisamehe. Que Dieu me pardonne » Steve Aganza, à travers ce roman, fait entendre la voix des femmes broyées par les hommes et la guerre, celles dont les corps ne leur ont jamais appartenus. Bahari Bora est l’une d’elles, Jeune orpheline, enlevée à 13 ans par des rebelles qui sèment la mort et la terreur dans cette République démocratique du Congo, accablée par de nombreux conflits elle fuit après 5 ans de captivité sous le joug de ses tortionnaires « Déterminée, j’ai pris une profonde inspiration, prête à franchir cette limite, prête à devenir celle que je n’aurais jamais cru être : une meurtrière ». Recueillie dans un hôpital, elle découvre sa grossesse et se trouve confrontée au difficile choix de garder cet enfant, malgré les risques pour sa vie que lui fait courir cette naissance, ou d’avorter. « Bahari-Bora savait qu’il n’y avait pas de bonne réponse, que chaque choix emporterait une partie d’elle-même. Une Petite voix au fond de son esprit chuchotait des mots auxquels elle n’osait encore prêter attention. Elle reposa une main sur son ventre. Une pulsation, un signe de vie. La sienne. Celle d’un autre ». Quel choix faire, lorsqu’on a été violée et que la question lancinante de savoir si on mérite encore de vivre n’a de cesse de nous tourmenter ? Le choix d’une vie ; le choix de sa vie ! Ce premier roman a immédiatement saisi mon coeur jusqu’à le broyer dans ses dernières pages ; ce beau portrait de femme, sur fond de crimes de guerre et d’un pays dévasté par la violence, étant si bouleversant. Ce qui rend, plus encore, ce roman inoubliable, c’est la plume de Steve Aganze si féminine, si belle et sensible, tout en finesse, qui témoigne de la condition des femmes de son pays d’origine, victimes de violences sexuelles, avec force et empathie. Un grand coup de coeur et un auteur à suivre.

  • Isalit
    3 octobre 2025

    Même stupéfaction de lecture pour moi que lorsque j’avais eu en mains Terre ceinte de Mohamed Mbougar Sarr ou encore Petit pays de Gaël Faye. Deux très jeunes auteurs ayant largement confirmé leur talent depuis ! Bien sûr, les problématiques abordées dans ce très beau roman peuvent nous sembler assez éloignées de ce qui nous tracasse en France actuellement, mais elles n’en restent pas moins universelles et magistralement traitées. Avec un talent fou dans la construction et la narration, une délicatesse étonnante, une retenue admirable, Steve Aganze nous confie le destin de nombreuses jeunes filles de son pays la RDC, enlevées, embrigadées, violées, enceintées, ou tuées pour le seul plaisir de certains hommes. Et plus particulièrement celui de son héroïne Bahari-Bora confrontée à des choix cornéliens, insupportables. C’est magistral !

  • Guillermin marie Pierre
    10 novembre 2025

    La plume fluide et poêtique de l'auteur est un baume contre l' atrocité des faits relatés .Etant enfant du pays Steve Aganze a été confronté aux malheurs des femmes de son pays .Réduites à l'état d'objet sexuel, violées elles sont en plus rejetées par leur famille une fois abusées. le paradoxe est que ces femmes dont le malheur découle de l'homme ne souhaite qu'une chose pour assurer leur survie : engendrer des garçons . Un chef d'oeuvre pour un premier roman.

  • Ambra
    7 décembre 2025

    Ambra - Esprit livre, Turin Une guerre qui dure depuis des décennies et dont on ne parle plus, une guerre sanglante et cruelle où les femmes sont réduites à l'état de « boucliers humains », sans aucune autre valeur. L'auteur ne nous épargne rien, il aborde tous les sujets : la violence, la perte d'humanité, la haine ancestrale entre Congolais et Rwandais, rien n'est passé sous silence. Pourtant, la modestie et l'empathie, à mon sens, constituent la trame même de son écriture. L'auteur voue un profond respect à Bahari-Bora, une jeune fille que ni la vie ni la guerre n'ont pas épargnée, mais qui porte en elle cette empathie « qui sauvera le monde », et qui parvient ainsi à aimer et à désirer même ce fils, fruit d'un viol, qui met lui aussi sa vie en danger. Sa résilience nous permet de comprendre que, même d'un amas de ruines comme celui de la guerre au Congo, quelque chose de bon peut émerger, offrant aux protagonistes l'espoir d'un avenir meilleur. Un livre bien écrit, à mon humble avis, que j'ai beaucoup apprécié, mais surtout un livre sincère, écrit par quelqu'un qui vit cette réalité au quotidien.

  • rosy
    27 janvier 2026

    Bahari bora écrit par Steve Aganze, est l’histoire d’une jeune fille, qui a grandi dans un milieu pauvre et difficile, le titre Bahari bora veut dire « la mer calme » ce qui symbolise son rêve tout au long du livre c’est à dire d’une vie meilleure, paisible et digne. À travers ce livre l’auteur dénonce les inégalités sociales et la condition féminine. C’est un livre qui ma captivé car il a à aborder des sujets très sensible que je trouve importants dans la société et on est vraiment plongé dans la vie infernale de la jeune fille ce qui rend le livre plus intime.

  • VeroniqueG
    27 janvier 2026

    J'ai beaucoup aimé ce premier roman car il explore des sujets graves; l’enlèvement, la guerre et les violences faites aux femmes. Ce livre a aussi beaucoup de lien avec le traumatisme, car après 5ans de captivité le personnage doit désormais vivre avec une enfance volée. C'est parce que elle a été enlevée par les rebelles à l’âge de treize ans. Elle est donc tombé enceinte après avoir été violée et en plus il y avait une possibilité de fausse couche. Elle a l’espoir d'un avenir différent mais l'angoisse d'être de nouveau vulnérable.