Augustin (2018)

Duyck Alexandre

Le 11 novembre 1918 à 5h15, la France et l’Allemagne signent l’armistice. Mais l’état-major français décide d’attendre onze heures, en ce onzième jour du onzième mois, pour que cessent les combats. A 10h45, le soldat de première classe Augustin Trébuchon est tué. Il est le dernier soldat français tué. Alexandre Duyck a fouillé les archives militaires et civiles, retrouvé tout ce qu’on pouvait savoir sur ce berger devenu soldat et imaginé le reste : les pensées de cet homme courageux, observateur, taiseux, blessé deux fois, qui fut de tous les combats, ne prit en 4 ans qu’une seule permission et obéi aux ordres jusqu’au bout.

  • - Année de publication : 2018
  • - Pages : 250
  • - Éditeur : JC Lattès
  • - Langue : Français

A propos de l'auteur :

Duyck Alexandre :

Alexandre Duyck est journaliste. Il a été grand reporter et chef adjoint du service international du Journal du dimanche. Il collabore aujourd’hui pour de nombreux journaux dont Le Monde. Augustin est son premier roman.

Crédit photo : DR Lattès

La maison d'édition :

JC Lattès :

Les Éditions JC Lattès, fondées en 1968, sont ouvertes sur tous les domaines de la curiosité contemporaine et s'illustrent par de nombreux succès avec leurs auteurs tels que Serge Bramly, Marc Dugain, Delphine de Vigan, Grégoire Delacourt, Muhammad Yunus mais aussi des auteurs internationaux comme Stephenie Meyer ou Dan Brown.

4|5
4 avis
5 Commentaires
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

  • Jacques
    15 septembre 2019

    Bel hommage à cet ultime mort sur le front. Dans le bruit assourdissant des obus et dans la mitraille, il nous parle de ses compagnons, de ceux qui meurent trop rapidement et des quelques uns qui durent dans la tranchée. Il nous fait part de ses réflexions sur la vie, les gens, l'éducation, les gradés, les femmes... Ce discours à la première personne et l'écriture simple et directe des paroles d'un berger favorisent la proximité avec le personnage jusqu'à la dernière balle.

  • Martine Jans
    1 octobre 2019

    Tant et tant d'écrits sur la guerre de 14-18... Cependant celui-ci raconte la guerre au quotidien de façon originale et riche en détails… Le fait d'avoir été aux manifestations du centenaire à Verdun et ses alentours m'a permis de visualiser les atrocités décrites, comme dans Au revoir là haut… Ce personnage a existé, c est un de nos héros. Cette lecture est à la limite du documentaire ou la transcription d'un journal à la première personne.

  • Laure Mouchetan
    1 octobre 2019

    Un vrai coup de coeur ! Grâce au travail de fouilles d'archives militaires et civiles, l'auteur Alexandre Duyck a donné vie à un personnage dont le destin aurait pu rester méconnu. L'histoire d'Augustin Trébuchon, berger, devenu soldat de première classe, nous touche au plus profond de nos émotions. Un magnifique premier roman, touchant et percutant à la fois!

  • Paola - Groupe Esprit Livre - Turin
    26 octobre 2019

    Ardennes, 11 novembre 1918, 10H45. Ce roman retrace le destin du dernier soldat tombé au front : Augustin Trébuchon, estafette, mort un quart d’heure avant le cessez-le-feu à cause de l’ordre idiot d’un capitaine imbécile, parfait exemple de la monstruosité de la guerre. Le récit, mêlant Histoire et imagination, est écrit à la première personne, ce qui rend le soldat Augustin bien réel, un frère presque. On partage ses peines, ses pensées, ses souvenirs, ses rêves, mais surtout sa vie de tranchée, avec toutes ses horreurs : on a vraiment l’impression d’y être, et cela fait mal au cœur. Un roman à lire absolument, dont l’écriture linéaire et claire est certainement émouvante, mais ne cède jamais au pathos. Une vraie réussite.

  • Fabrizio Di Majo Groupe Esprit livre - Torino
    26 novembre 2019

    Les thèmes fondamentaux de ce roman si interessant sont deux. Le premier est la description de la vie d’un berger des Cévennes entre le XIX et le XX siècle. Habitué à obéir et à tout endurer – c’est ça la vie – Augustin est un profond connaisseur de son petit monde et de la nature autour de lui, mais il ne sait presque rien du monde extérieur, et il est prêt à croire à n’importe quelle salade on lui raconte: que la guerre est l’affaire de quelques semaines, qu’à son retour on le considérera un héros, que en émigrant en Argentine il deviendra très vite très riche, etc… Le deuxième thème est la folie de la guerre: pas tant ou pas seulement les horreurs de la vie de tranchée, l’élitisme des officiers, leur mépris de la chair à canons – on connaît – mais l’horreur de la transformation des hommes en inarrêtables machines à tuer, qui veulent continuer à tuer même quelque minute avant 11 heures du 11 novembre, heure de l’armistice. Augustin est le dernier à mourir, mais ce matin même, entre l’aube et 11 heurs, 35 poilus sont morts dans ce secteur des Ardennes, inutilement et absurdement (sur le front italien ariva la même chose, le 4 novembre; voir la bataille du Trivio del Paradiso, cinq minutes avant le cessez-le-feu!). Un livre qui fait réfléchir.