Thetford Mines, ville phare de l’industrie de l’amiante québécoise, été 1986. Steve Dubois, neuf ans, et le petit Poulin, dix ans, s’abandonnent aux plaisirs de l’amitié. La belle saison est rythmée d’aventures sur les hauts terrils et d’évasions à travers les paysages miforestiers mi-lunaires. Les journées des deux inséparables s’écoulent dans l’oisiveté et l’innocence, sur leurs vélos ou allongés dans leur cabane parmi les pins. Or, l’année 1986 est riche en tragédies, et l’une d’entre elles affecte le cours de la vie de Steve comme nulle autre. Cinq ans plus tard, on le retrouve en proie à son obsession : reconstituer son paradis évanoui.
Maniant une langue précise et sensuelle, Sébastien Dulude fait le récit d’une jeunesse fragile et inflammable dans un American Dream ouvrier en perte d’élan.
La mine, c’est la violence sur certains parents, puis la violence sur certains enfants ; la mine, c’est l’isolement des enfants, et l’isolement, c’est l’ennui, et l’ennui, c’est la violence qui m’a enlevé mon ami.
La maison d'édition :
La Peuplade :
La Peuplade publie depuis 2006 des livres de fiction, des récits, de la poésie et des traductions de romans inspirants d’où qu’ils proviennent. De son phare, La Peuplade tient le cap sur une littérature actuelle convaincue, signée, nécessaire. Bouger, agir, évoluer, prendre part au dialogue, construire une époque, formuler des…
Une lecture frustration ! Frustration d’être restée derrière la porte, malgré mes efforts pour trouver les clefs me permettant de l’ouvrir. Mon envie était grande de découvrir ce premier roman, surtout après avoir lu de beaux retours de lecteurs. Pour ma part, j’ai eu parfois l’impression de lire un livre dans une langue étrangère, me rendant le récit incompréhensible. L’écriture, parfois belle, m’a gardée à distance, ne faisant naître chez moi aucune autre émotion que celle de l’ennui. Une histoire, trop superficiellement abordée à mon goût. Un livre que j’aurais tant aimé adorer, mais cette lecture restera "le livre que tout le monde a aimé sauf moi" A lire, pour vous faire votre avis !
Un roman que j'ai beaucoup aimé pour son portrait sensible d'une part d'enfance. On découvre un petit monde à travers les yeux du héros, un monde âpre, dur, violent, mais adoucit par la délicatesse de la description d'une amitié dont le caractère absolu ne peut se loger que dans l'intensité des émotions de l'enfance.