Tuer le vieux (2026)

MARX Daria

« C’est comme si j’avais encore 8 ans dans les yeux des gens, comme
si être victime et l’assumer me condamnait au rôle de statue commémorative, on l’admire de loin les premières années, et puis les chiens pissent dessus sans que ça dérange, c’était y a longtemps tout ça.
Mon corps comme un monument aux morts d’une petite ville de province, sommé de se faire beau pour les grandes occasions, pour témoigner, pour porter la cause, mais globalement oublié, envahi par la mousse, mausolée. Je refuse la tombe, pour moi, pour la petite fille, pour toutes les autres. ». Elle avait rendez-vous aujourd’hui pour porter plainte contre son grand-père, qui l’a agressée sexuellement durant son enfance, mais il vient d’être annulé. Alors elle décide d’aller tuer le vieux, là, tout de suite. Dans ce train vers le Pays basque, elle échafaude son plan : quand elle sera de nouveau face au vieux, qu’arrivera-t-elle à dire ?
Et surtout, à faire ?
Avec une écriture qui tempête et avale, ce premier roman déplie, en une journée, tout un voyage intérieur et physique tendu jusqu’à son dénouement.

A propos de l'auteur :

MARX Daria :

Daria Marx a fondé le collectif Gras Politique. Elle est l’autrice de Dix questions sur la grossophobie (Libertalia, 2024). Tuer le vieux est son premier roman.

La maison d'édition :

Flammarion :

Flammarion est une maison d'édition française, filiale du groupe Madrigall depuis 2012. Elle réunit plusieurs marques d'édition dont celle qui a donné son nom au groupe, fondée en 1875 sous les arcades du théâtre de l'Odéon puis au n°26 de la rue Racine à Paris.

3|5
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  • ClaireA
    1 octobre 2026

    J'en ai marre de la "mode" littéraire sur l'inceste. Voilà ma pensée en commençant ce roman. L'année dernière, les grands-mères étaient à la mode, cette année, c'est l'inceste. La parole se libère, on en parle dans les médias, les tabous se lèvent enfin dans la société, on prête davantage attention aux voix d'enfants et on espère que la honte va changer de camp. MAIS J'en ai marre des romans qui sont des autobiographies qui demandent aux lecteurs d'assurer la thérapie. Bref, je commence la lecture en râlant. Le livre m'a surpris par son ton mordant et acerbe. Par une construction du personnage - On oublie parfois le filon autobiographique qui transparaît souvent dans le texte. J'ai lu le livre d'une traite et j'ai arrêté de râler.