Servitude(s) (2026)

GARNIER Arnaud

Printemps 1978. Ange Delagrive, rédacteur adjoint de la rubrique nécrologique d’un journal parisien, cultive son alcoolisme ainsi qu’un brin de misanthropie. Son quotidien morose bascule lorsque sa hiérarchie l’envoie en Polynésie pour interviewer Jacques Brel, alors au crépuscule de sa vie. S’adonnant à de furieuses beuveries, Ange s’avère incapable de mener à bien cette mission et doit même s’enfuir de Tahiti. Il se réfugie à Auahi, minuscule île de l’archipel des Tuamotu où débarqueront, peu de temps après lui, Lisbeth et Esther, deux prédicatrices investies d’une étrange mission. L’île, archétype de l’atoll de carte postale, révélera alors son côté sombre.

Savant assemblage de fiction, d’emprunts historiques et d’immersion dans la culture polynésienne, Servitude(s) propose in fine une réflexion pleine de morgue sur le fanatisme religieux. Avec un ton inimitable, l’auteur souligne l’ambivalence parfois grotesque de ses personnages tout en les rendant étonnamment attachants.

A propos de l'auteur :

GARNIER Arnaud :

Arnaud Garnier naît à Paris en 1976. Il grandit dans une banlieue pavillonnaire monochrome où sa jeunesse s’articule entre ses amis, le sport et la médiathèque locale qui sera le creuset d’une profonde addiction à la lecture, en particulier celle de romans noirs et fantastiques, avec James Ellroy ou Stephen King. Malgré cette profonde inclination pour la littérature, il s’oriente vers des études de médecine et devient pédiatre hospitalier, exerçant successivement à Paris puis Toulouse, avant de quitter la France métropolitaine pour la Polynésie. Il y réside près de huit ans et c’est là, sur l’île de Raiatea, qu’il se lance enfin dans l’écriture fictionnelle de son premier roman Servitude(s).

La maison d'édition :

Au vent des îles :

Fondée en 1990 à Tahiti, Au vent des îles se consacre aux littératures du Pacifique. Elle publie des auteurs polynésiens, calédoniens, maoris, samoans, aborigènes ou fidjiens, en français ou traduits de l’anglais, et défend une ambition : donner à lire l’Océanie autrement, loin des clichés hérités des récits des voyageurs…

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