Le roman bouleversant de l’amour d’une femme pour son fils autiste. Une écriture à l’os, d’une sincérité qui ne peut qu’émouvoir. L’élu, c’est Éli. Il est autiste, ne parle pas. À travers des mots qu’il ne pourra jamais comprendre, sa mère Isabelle déploie leur quotidien étroit. Elle raconte les moments de joie et de poésie, de désespoir et de tendresse, la solidarité des proches, mais aussi leur incompréhension, l’inhumanité du système de santé malgré la bienveillance du personnel soignant. Être la mère d’Éli n’offre aucun répit à Isabelle. Il lui faut éviter toute surcharge sensorielle, planifier un départ en vacances lorsque des travaux de construction ont lieu dans leur rue, vérifier chaque mois les piles du détecteur de fumée, car Éli se mutile en cas de bruits soudains. Elle veille à ne manquer de rien, surtout pas de choses indispensables au bonheur de son fils, dans la crainte qu’il hurle et se blesse des heures durant. Alors Isabelle est mère, à s’en oublier en tant que femme, à en négliger sa relation amoureuse avec Audrey, qui lui permettait pourtant de s’extraire du tourbillon de cette vie qu’elle aurait voulue autre. Jusqu’au jour où l’inenvisageable devient nécessité : pour leur sécurité à lui, à elle, Éli est hospitalisé et placé. Le désarroi est grand pour Isabelle, persuadée d’avoir abandonné son fils. À elle de réapprendre à vivre, soutenue et poussée en avant par ses parents, ses amies et ses tout jeunes élèves. Avec humilité et sincérité, Catherine Perreault ouvre une fenêtre sur la difficile condition des enfants autistes et de leur entourage. Un premier roman à l’écriture maîtrisée, le récit rare d’un amour incommensurable, qui émeut et bouleverse à chaque page.

Roman très fort sur l’amour inconditionnel d’une jeune maman québécoise pour son fils autiste profond. Depuis la naissance de cet enfant vite différent, la narratrice fait face, tant bien que mal. Mais lorsque, à la suite d’une crise plus grave que les précédentes, il est finalement hospitalisé, puis placé dans une institution spécialisée parce que il est dangereux, à la fois pour lui et pour elle, son univers et ses repères explosent. Pourquoi lui arrache-t-on son fils ? S’abattent alors sur elle la culpabilité, la dépression, les questions sans réponse. Elle sombre dans trop d’alcool et trop de rencontres tous azimuts, laisse partir sa compagne, tout en refusant d’abandonner. Le choix narratif d’une longue lettre adressée à son fils qu’il ne lira jamais est pertinent, d’autant qu’elle alterne un récit à la première personne pour dire ses angoisses et émotions, et un récit à la troisième personne, moins intime, pour dire ce qu’il advient de son fils. C’est bouleversant de sincérité et parfaitement maitrisé.
Un texte d’amour pour le fils autiste de la narratrice .
« Tu ne liras jamais ces mots qui te sont destinés. Tu ne les liras pas, mais je te les écris quand même. Pour m’affranchir, me libérer de ce que nous avons été, nous donner un second souffle. Il y a dix-sept ans, je suis née en même temps que toi. Maintenant, je m’éloigne pour mieux revenir. Je voudrais que tu m’aides à éteindre la colère, la culpabilité, la tristesse. Que cette délivrance soit pour toi une nouvelle heureuse » Comment ne pas être bouleversée par ce premier roman qui porte la voix d’Isabelle, maman d’Eli, « l’Elu », né autiste. D’une écriture fine, à l’os, Catherine Perreault livre une magnifique déclaration d’amour à cet enfant différent. Elle embarque le lecteur, sans pathos, à travers ses mots, sur le long chemin que doit arpenter un parent d’un enfant frappé d’un handicap invisible, où chaque caillou est douloureux. Une succession de deuils, celui de l’enfant rêvé, de sa vie de femme et sociale, de peurs, celle de disparaître avant lui, de devoir se séparer pour le placer dans un centre de réadaptation, parce que la violence envers lui même et les autres devient trop forte, mais aussi d’espoirs, celui d’avancer et de se réparer, malgré tout. Un récit lumineux, d’une grande force, celle de l’amour d’une mère à son lion.
J’ai beaucoup aimé l’écriture, avec des phrases fortes et marquantes. La thématique est touchante et traitée avec finesse. J’ai personnellement trouvé certains passages un peu longs, mais sans jamais faire perdre l’émotion ni la beauté du texte.
Récit très probablement autobiographique d’une autrice canadienne. La narratrice est la mère d’Eli, jeune garçon autiste, pour qui elle dit écrire ce livre qu’il ne lira jamais. C’est un texte poignant qui raconte leur quotidien, tissé de violences et d’amour. Le présent d’actualisation, les courtes séquences, les répétitions en écho de certains passages témoignent d’une grande attention à l’architecture et à l’écriture du livre.
Ambra - Esprit livre, Turin L'histoire d'un enfant atteint d'autisme sévère, incapable de parler. Tout a commencé par une violente crise à l'âge de 13 ans, durant laquelle il s'en est pris à sa mère, puis à son père, et enfin aux infirmières appelées par ses parents, mais surtout à lui-même, allant jusqu'à s'arracher des lambeaux de chair aux bras. C'est la mère qui parle de son fils et de l'immense amour qu'elle lui porte, mais surtout de son désespoir face à son impuissance totale. Après l'hospitalisation forcée de son fils, elle s'est engagée sur la voie de l'autodestruction, sombrant dans l'alcool et le mépris de son propre corps, couchant avec des inconnus, dans le seul but de s'infliger une punition. Elle s'est complètement isolée, « évité les autres pour ne pas entendre nos blessures dans la bouche des autres », et a continué à se punir, rongée par la culpabilité de l'hospitalisation de son fils. Son bonheur dépend de cet enfant auquel elle a consacré sa vie entière. Une fausse couche antérieure la pousse à se demander si ce chemin de souffrance est la juste punition pour ses actes. Ce livre est indéniablement remarquable par l'intensité avec laquelle tout est écrit, révélant la connaissance approfondie du sujet par l'auteur.
L’élu est un livre au sujet d’une femme avec un enfant autiste qui est malheureusement trop malade pour que la jeune femme puisse s’en occuper toute seule, l’enfant est donc placé dans un centre spécialisé. On voit comment la mère va sombrer dans l’alcool et la dépression, tout en se faisant soutenir par sa famille et ses amies . C’est un livre très bien écrit, riche en émotion. Nous sommes vraiment plongés dans le personnage et nous ressentons chacune de ses émotions et de ses pensées. Il est simple et rapide à lire, j’ai bien aimé ce roman. Olympe Rivoaland du Lycée Louis Armand
L'élu est un livre prenant, marquant : j'ai été touché par l'histoire d'Eli, par le lien fort qui l'unit à sa mère Isabelle, j'ai eu l'impression d'être aux côtés d'Isabelle à chaque moment avec Eli, ses peurs, ses angoisses, et son amour intense pour son fils. Ce qui m'a vraiment marqué, c'est la force avec laquelle l'autrice arrive à montrer l'amour d'une mère mais aussi, l'épuisement, la fatigue et la solitude. C'est un roman qui m'a plu. Je remercie l'autrice pour cet agréable moment de lecture. De la part de Umut du Lycée Louis Armand.