Monsieur Origami (2016)

Ceci Jean-Marc

À l’âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d’une femme qu’il n’a fait qu’entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s’installe dans une ruine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d’ermite, adonné à l’art du washi, papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, Casparo, un jeune horloger, arrive chez Kurogiku, devenu Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivée bouscule l’apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Les deux hommes sortiront transformés de cette rencontre.
Ce roman, d’un dépouillement extrême, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. Il fait voir ce qui n’est pas montré, entendre ce qui n’est pas prononcé. D’une précision documentaire parfaite, il a l’intensité d’un conte, la beauté d’un origami.

Seules les premières pages de ce roman sont à découvrir, l’éditeur n’a pas souhaité nous le confier dans son intégralité

  • - Année de publication : 2016
  • - Pages : 157
  • - Éditeur : Gallimard
  • - Langue : Français

A propos de l'auteur :

Ceci Jean-Marc :

Jean-Marc Ceci est né en 1977. Monsieur Origami est son premier roman.

Crédit photo : DR

La maison d'édition :

Gallimard :

Les Éditions Gallimard ont été créées en 1911 par Gaston Gallimard, André Gide et Jean Schlumberger. Aujourd'hui, leur catalogue d'environ 30 000 titres, 9000 auteurs et 240 collections, fait de cette maison l'un des leaders de l'édition française. De cette maison est né un groupe qui ne cesse d'accueillir des…

4|5
5 avis
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  • Laurent Benoist
    4 novembre 2016

    A la frontière entre roman et poésie, cet OLNI nous porte à la rencontre de deux hommes en quête d'eux-même. L'écriture, ciselée parfois jusqu'au minimalisme, contribue à installer une communion avec les protagonistes.

  • fauquembergue isa
    5 novembre 2016

    Un roman magnifique! un roman qui se savoure , qui se déguste lentement!

  • Massimo Groupe Esprit livre - Turin
    12 décembre 2016

    Un livre extrêmement concis, sec, délicat et poétique, à lire en deux heures, sans une vraie histoire . On pourrait dire que ce livre est à un roman, ce que un haïku est à une poésie. Le prétexte du papier artisanal traditionnel washi et de l’origami sert pour nous faire savourer un peu de philosophie Zen, mais elle ne peut pas être enfermé dans un concept, ni décrite dans un livre : on doit en faire l’expérience. Pourtant ce roman naît avec la difficulté insurmontable de dire sans écrire, de faire apercevoir sans expliquer . Il s’agit d’un travail bien mené, poli et honnête mais, bien que je sois conscient de la difficulté de la tâche, je dirais qu’on a vu de meilleures réussites. J’ai l’impression que la plupart des lecteurs , y compris moi, vont rester à la surface de ce que l’auteur voulait vraiment transmettre .

  • Paola - Groupe Esprit Livre - Turin
    14 décembre 2016

    Ce roman n’a presque pas d’histoire à raconter : un vieil homme japonais - à la perpétuelle recherche d’une femme à peine entrevue dans sa jeunesse au Japon - vit en solitude dans une ruine sur les collines toscanes, fabricant du papier washi. Un jour un jeune horloger, qui travaille au projet d’une montre très complexe, le rejoint. Il y a aussi Elsa, une femme du coin, qui a nourri et soigné le maître lors de son arrivée en Toscane et qui semble lui être très dévouée. Tout est dit. Mais c’est entre les mots et, surtout, les silences que les deux hommes vont apprendre à se connaître et à s’apprécier. Au fil des jours le vécu du vieux monsieur japonais, qui avec son papier fait main réalise des origamis, fait surface entre les plis de ses œuvres. C’est toute une philosophie orientale qui se déploie. Il y a une phrase, entre autres, que j’ai trouvé chargée de valeur : « … une feuille de papier qui n’a encore donné aucune forme contient déjà en elle tous les plis nécessaires à la réalisation d’un origami » Moi, j’ai eu le sentiment que le jeune horloger ait réussi à ouvrir une percée dans l’esprit solitaire du vieux sage. En le quittant l’a sollicité à regarder autour de lui: « Vous devriez être plus reconnaissant envers la vie » « Que voulez-vous dire ? » « Quand vous êtes arrivé ici, en Toscane, vous étiez un homme mort » A ces mots, Elsa tourne le regard vers eux… Ce roman délicat, tout en nuances et sous-entendus, est étonnant et original. Il fallait oser écrire un livre si simple et en même temps si complexe : selon moi, M. Ceci s’en est plutôt bien sorti.

  • D.ma
    28 décembre 2016

    Un beau moment de lecture "zen" C'est original et envoûtant.

  • Carla Esprit Livre - Turin
    1 février 2017

    Avec le passage du temps lent, rythmé par des gestes et des silences, Jean-Marc Ceci nous emmène dans le monde de Kurogiku (c’est-à-dire chrysanthème noir), un japonais qui à l’âge de vingt ans décide de quitter son pays natal pour retrouver la femme dont il était amoureux. Il s’installe donc en Toscane où pour vivre , il continuera le métier de famille, c’est-à-dire produire le washi, un papier spécial qui lui sert pour faire les origamis. Kurogiku vit presque comme un ermite et tout le monde l’indique comme Monsieur Origami. Ce livre nous permet d’approcher la culture et la société japonaise que Jean-Marc Ceci fait preuve de bien connaître.

  • tlivres
    22 mars 2017

    Monsieur Origami, c'est un peu comme une chanson douce que l'on fredonnerait à l'oreille d'un enfant, c'est un peu comme une tendre poésie que l'on réciterait passionnément, c'est un peu comme... et c'est unique ! Monsieur Origami fait partie de ces écrits que je pourrais relire, histoire de me remémorer la délicatesse et le raffinement des origamis, de son créateur aussi. Mais, Monsieur Origami c'est aussi un roman qui parle d'exil, de déracinement. Il évoque aussi subtilement le sens de la vie : "A quoi sert-il d'avoir si être nous manque." P. 140 Et puis, il vient mettre des mots sur un sujet abordé douloureusement par Jacques RICHARD dans "Le carré des Allemands" et propose une alternative pour panser les plaies : "De votre père. Vous n'êtes pas responsable." P. 148 Monsieur Origami, c'est un inclassable que j'ai pris plaisir à lire !