Là-bas, août est un mois d’automne (2018)

Pellegrino Bruno

Madeleine et Gustave ont toujours vécu sous le même toit. À les voir, on pense à deux chouettes endormies qui se shooteraient au thé. Ou à d’étranges sages, dans une maison où il y a plus de tiroirs que de jours dans l’année pour les ouvrir.

Ce roman s’inspire librement de la vie du poète Gustave Roud (1897-1976) et de sa soeur Madeleine. Grâce à une langue contemporaine, précise et rythmée, Bruno Pellegrino réussit à nous rapprocher de ses personnages au point de nous propulser dans leur monde : une véritable expérience.

« J’écris sur des gens qui étaient capables de nommer les choses, les fleurs et les bêtes, alors que j’ai besoin d’une application sur mon téléphone qui identifie les oiseaux par leur chant, les plantes par la forme de leurs feuilles. C’est peut-être ce qui me fascine, chez ces deux-là, leur manière lente et savante d’éprouver l’épaisseur des jours. »

  • - Année de publication : 2018
  • - Pages : 221
  • - Éditeur : Zoé
  • - Langue : Français

A propos de l'auteur :

Pellegrino Bruno :

Né en 1988, Bruno Pellegrino vit à Lausanne. Lauréat du Prix du jeune écrivain (L’Idiot du village, Paris, Buchet/Chastel, 2011), il a publié un premier livre, Atlas nègre (Paris, Tind, 2015). Il est membre fondateur du collectif AJAR. Là-bas, août est un mois d’automne est son premier roman.

La maison d'édition :

Zoé :

C’est avec des textes souvent politiques que les éditions Zoé sont nées, il y a maintenant quarante ans. Aujourd’hui le catalogue est surtout littéraire, les auteurs de la maison jouant chacun une partition singulière (Lovay, Revaz, Zschokke, Novarina, Maggetti...). Qu’il s’agisse de littérature de voyage (Bouvier, Ella Maillart, Annemarie Schwarzenbach…

4|5
2 avis
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  • Br W
    21 octobre 2018

    L'auteur nous invite à partager les dernières années du poète Suisse Gustave ROUD et de sa sœur Madeleine de 1962 à 1976. Gustave aime se perdre dans cette campagne qui l'inspire tant. Il se lance dans l'écriture de son dernier livre sous le regard protecteur de sa sœur. La vie s'écoule lentement, sereinement rythmée par les saisons. Ils vivent parmi les souvenirs, les attentes, les regrets, les cueillettes de fleurs, les récoltes de fruits, les confitures ou les tartes. Il n'y a aucune urgence à lire ce roman, pas de secret de famille, de mystère, de complot, de révélation à la fin, Mais ce roman se déguste comme une délicieuse tasse de thé au chaud derrière les fenêtres ou à l'ombre d'un tilleul.. Donc une lecture savoureuse.

  • 32254
    16 novembre 2018

    Au départ, l’exercice était difficile et en persévérant à peine, j’ai ressenti une si belle indulgence que je me suis délectée de chacune des pages aux descriptions ravissantes, comme une méditation de pleine conscience. Lorsque Bruno Pellegrino nous emmène là-bas, dans ce pays des loups, où Gustave et Madeleine accomplissent leurs tâches au rythme des saisons et rêvent respectivement d’écriture et d’espace, l’auteur s’applique à enrichir notre expérience d’épisodes de leurs vies passées, comme des visualisations élevant notre niveau d’attention pour mieux savourer l’ouvrage. Au-delà d’un hommage magnifique que Bruno Pellegrino sillonne au rythme lent, riche de son vocabulaire délicat, c’est un livre que nous savourons pour le plaisir de se glisser dans un parfait moment de détente. J’ai adoré le lire en cette saison. A recommander.