Hiver à Sokcho (2016)

Dusapin Elisa Shua

À Sokcho, petite ville portuaire proche de la Corée du Nord, une jeune Franco-coréenne qui n’est jamais allée en Europe rencontre un auteur de bande dessinée venu chercher l’inspiration loin de sa Normandie natale. C’est l’hiver, le froid ralentit tout, les poissons peuvent être venimeux, les corps douloureux, les malentendus suspendus, et l’encre coule sur le papier, implacable : un lien fragile se noue entre ces deux êtres aux cultures si différentes. Ce roman délicat comme la neige sur l’écume transporte le lecteur dans un univers d’une richesse et d’une originalité rares, à l’atmosphère puissante.

  • - Année de publication : 2016
  • - Pages : 139
  • - Éditeur : Zoé
  • - Langue : Français

A propos de l'auteur :

Dusapin Elisa Shua :

Née en 1992 d’un père français et d’une mère sud-coréenne, Elisa Shua Dusapin est diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne.

La maison d'édition :

Zoé :

C’est avec des textes souvent politiques que les éditions Zoé sont nées, il y a maintenant quarante ans. Aujourd’hui le catalogue est surtout littéraire, les auteurs de la maison jouant chacun une partition singulière (Lovay, Revaz, Zschokke, Novarina, Maggetti...). Qu’il s’agisse de littérature de voyage (Bouvier, Ella Maillart, Annemarie Schwarzenbach…

4|5
3 avis
3 Commentaires
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  • Laurent Benoist
    12 décembre 2016

    L'écriture d'Elisa Shua Dusapin nous transporte dans une ville crépusculaire, au cœur d'un hiver polaire. Dans cette petite citée fourmillante de poulpes et de calmars, deux destins vont tenter de se croiser. Tout en développant une écriture économe, l'auteur parvint à un résultat d'une grande force. Une perle de pudeur et de retenue, qui contient la promesse d'un grand écrivain.

  • D.ma
    28 décembre 2016

    C'est vraiment un pur délice de simplicité et de délicatesse.

  • Colette
    21 janvier 2017

    D’une finesse remarquable, tout écrit en petite touches d’encre -coréenne en pot- très pudique, à la manière asiatique. Une réalité glacée, empoisonnée à l’image du poisson sugu, des êtres qui peinent à prendre corps, sur le papier ou dans une enveloppe de chair. Révèle l’obsession de la Corée pour la chirurgie esthétique.